Effets négatifs des déchets biomédicaux sur l’environnement

Les menaces causées par une élimination inadéquate des déchets biomédicaux ne touchent pas seulement les humains, mais aussi les animaux domestiques, la faune régionale et l’environnement. Chaque établissement de soins de santé situé sur le territoire canadien doit mettre en place des procédures adéquates pour que le personnel soignant sépare correctement les déchets biomédicaux des autres flux de déchets à leur point d’origine. Les processus de gestion des déchets biomédicaux contribuent non seulement à protéger les êtres humains, mais aussi l’environnement.
DANS CE BLOG :
1 / La définition des déchets biomédicaux
2 / Les déchets biomédicaux et l’environnement
4 / Daniels favorise un environnement propre
Définition des déchets biomédicaux
Lorsqu’ils recherchent la définition des déchets biomédicaux dans de nombreuses provinces du Canada, les producteurs de déchets médicaux peuvent rencontrer des formulations différentes, dont certaines sont plutôt vagues. Par exemple, la loi sur la gestion de l’environnement (Environmental Management Act), partie I (dispositions introductives), définit les déchets biomédicaux comme « ayant la signification prescrite ». Qu’est-ce que cela signifie ?
Dans la province de l’Alberta, les déchets biomédicaux sont des déchets générés par.. :
- Établissements de santé humaine
- Établissements de recherche et d’enseignement médical
- les laboratoires d’essais cliniques ou de recherche ; et
- Installations impliquées dans la production ou l’essai de vaccins
Qu’est-ce qu’un déchet biomédical? Comment les organismes gouvernementaux et provinciaux définissent-ils les déchets biologiques par rapport aux autres flux de déchets en ce qui concerne la ségrégation, la manipulation, le stockage, le transport et l’élimination finale ?
En principe, les déchets biomédicaux sont séparés en plusieurs catégories :
- Déchets infectieux
- Trace de déchets cytotoxiques
- Piquants et tranchants
- Produits sanguins
- Tout déchet qui a été contaminé ou que l’on soupçonne d’être contaminé par des fluides corporels humains potentiellement infectieux, tels que le sang ou les composants sanguins.
- Déchets pathologiques
- Carcasses (animaux)
Les lois applicables aux producteurs de déchets biologiques dangereux s’appliquent également. Les normes du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux et municipaux doivent être respectées afin de réduire le risque de blessure pour les employés du secteur de la santé et pour l’environnement. Les termes « déchets biomédicaux » et « déchets dangereux » sont souvent utilisés de manière interchangeable.
Les déchets biomédicaux sont souvent produits par les hôpitaux, les centres médicaux ambulatoires, les cliniques chirurgicales, les dentistes et même les services vétérinaires. La sensibilisation est essentielle pour minimizer la contamination lors du traitement des déchets de soins de santé, et les principes de base des programmes de gestion des déchets doivent être respectés.
Déchets biomédicaux et environnement
Tous les déchets biomédicaux sont susceptibles de mettre en danger la santé humaine et de causer des dommages à l’environnement. Les types les plus courants de déchets biomédicaux potentiellement infectieux comprennent les déchets tranchants, les déchets pharmaceutiques/chimiques, les déchets cytotoxiques et les déchets de parties du corps.
Les déchets biomédicaux ne sont pas considérés comme dangereux. Les déchets dangereux sont le plus souvent identifiés s’ils présentent certaines caractéristiques : ils sont généralement toxiques, contiennent des produits chimiques dangereux ou toxiques, sont radioactifs ou contiennent des objets tranchants. Les risques pour la santé humaine liés aux déchets biomédicaux et dangereux comprennent les blessures par objets tranchants, l’empoisonnement et la pollution causée par la libération de produits pharmaceutiques ou chimiques tels que les antibiotiques et/ou les médicaments cytotoxiques. Quelques précisions :
- La pollution par les eaux usées constitue un danger, de même que les émissions dangereuses lors de l’incinération.
- La contamination des eaux souterraines et la pollution des cours d’eau entraînent des dangers et des dommages uniques pour la vie aquatique, la faune et les systèmes d’irrigation agricole.
- L’élimination inadéquate des déchets biomédicaux qui finissent dans les décharges risque de les transmettre aux animaux errants, aux rongeurs et aux oiseaux, qui peuvent alors propager des parasites et des infections bactériennes au sein des populations animales.
- Les polluants atmosphériques générés par l’incinération sur site ou hors site lorsque les normes d’émission ne sont pas respectées peuvent contaminer et répandre des particules en suspension potentiellement dangereuses qui affectent non seulement les personnes souffrant de problèmes pulmonaires ou respiratoires, mais aussi toute la vie.
- Si elles ne sont pas correctement confinées et surveillées, les technologies de diagnostic qui rejettent des particules radioactives dans l’air peuvent se déplacer sur de longues distances vers d’autres zones, disséminant des polluants atmosphériques sur de vastes étendues de terres habitées et inhabitées, susceptibles de provoquer des maladies et des affections.
Ainsi, l’élimination incorrecte des déchets biomédicaux peut être à l’origine de.. :
- Propagation du VIH, de l’hépatite B, de l’hépatite C et d’autres maladies virales
- Infections parasitaires
- Tuberculose
- Infections pulmonaires telles que l’asthme, le cancer du poumon ou la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO)
- Infections cutanées
- Choléra
L’exposition à la pollution atmosphérique peut provoquer un certain nombre de maladies, une augmentation des hospitalisations et des décès prématurés. Le gouvernement canadien estime qu’environ 15 000 décès prématurés par an sont liés à la pollution de l’air. L’effet négatif de la pollution de l’air sur la santé cardiovasculaire peut contribuer à augmenter le risque de crise cardiaque ou d’insuffisance cardiaque, d’hypertension, d’angine de poitrine et d’arythmie, ainsi que le risque d’accident vasculaire cérébral.
La pollution de l’eau propage des microbes pathogènes par le biais de l’eau contaminée et peut provoquer un certain nombre de maladies d’origine hydrique, notamment la giardiase, la leptospirose, le virus neural, la salmonelle et bien d’autres encore.
Maintenir la sécurité des personnes et de l’environnement
Chaque province du Canada doit suivre les directives du gouvernement fédéral en matière d’élimination des déchets biomédicaux. En outre, chaque province a ses propres directives qui doivent également être respectées. En Alberta, les objets tranchants et tout autre déchet biomédical solide destiné à une décharge doivent être « rendus non pathogènes par des procédés de stérilisation chimique ou thermique sur place avant d’être mis en décharge« . 
L’examen des lignes directrices relatives à la gestion des déchets biomédicaux dans chaque province et municipalité doit être compris par les producteurs de déchets médicaux afin de garantir des méthodes et des processus appropriés de ségrégation, de transport et d’élimination.
Dans la province de l’Ontario de nombreux types de déchets biomédicaux doivent être réfrigérés à une température égale ou inférieure à 4°C s’ils sont stockés pendant plus de quatre jours, ou à tout moment, selon leur nature (déchets anatomiques humains, déchets anatomiques animaux, déchets de sang humain, etc.) Des sacs de couleur appropriée (rouge ou jaune) et des symboles anatomiques ou des symboles universels de danger biologique ou des symboles cytotoxiques doivent être utilisés de manière appropriée.
Les déchets piquants ou coupants doivent être placés dans des conteneurs à usage unique ou réutilisables, résistants aux perforations et aux fuites. Les déchets tranchants doivent être placés dans des conteneurs jaunes et marqués du symbole universel de danger biologique, tandis que les déchets tranchants cytotoxiques doivent être marqués d’une étiquette de couleur rouge et d’un symbole cytotoxique.
La gestion conforme des déchets biomédicaux – et de tous les types de déchets générés par les soins de santé – implique de respecter les règles. Cela permet de protéger les prestataires de soins de santé, les patients, les visiteurs des centres médicaux, ainsi que l’environnement local. Daniels encourage les producteurs de déchets médicaux à consulter les mises à jour des lois environnementales concernant la réglementation des déchets médicaux et les processus d’élimination qui incluent l’autoclavage, le micro-ondes, le traitement à la vapeur, le traitement chimique ou l’incinération.
Daniels promeut un environnement propre
Daniels Health Canada s’engage non seulement à fournir des produits et des ressources aux producteurs de déchets de soins de santé qui s’occupent des déchets biomédicaux, mais aussi à réduire le volume de tous les déchets médicaux produits par les hôpitaux, les centres de chirurgie ambulatoire, les cabinets dentaires et les services vétérinaires. La réduction des émissions deCO2, la diminution des risques de blessures et d’infections liées aux objets tranchants et la préservation des paysages et des cours d’eau du Canada sont d’une importance vitale. Pour plus d’informations sur la façon dont Daniels Health Canada peut vous soutenir dans vos efforts pour maintenir la conformité et réduire le risque de dangers liés aux déchets biomédicaux pour votre communauté et l’environnement, appelez-nous dès aujourd’hui.
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